Activité auto-entrepreneur - Siret 382 401 818 00036 - N° Formateur 93 06 06470 06 - Agréé DataDoc

Relation soignant-soigné

 

soin palliatifsUn savoir-être et un faire-savoir

Cette formation permet l’acquisition de connaissances et de repères nécessaires à un savoir être et un savoir faire dans la relation « Soignant-Soigné ».

Au cours d’exercices pratiques et ludiques, les participants développent le respect de la « juste distance » dans la relation à l’autre tout en demeurant pleinement présent dans une dynamique d’accompagnement.

Lors de cette journée l’accent aux soins palliatifs est mis sur les techniques relatives au dialogue. Le dialogue, support des « soins relationnels », n’est pas inné et s’appuie sur des principes précis de communication (question ouvertes ou fermées, formulation et reformulation, la place du geste et la place du silence). Une véritable écoute de soi et de l’autre garantit un équilibre et dissipe les jeux de pouvoir néfastes à l’autonomisation et à la responsabilisation des patients en milieu médicalisé.

L’attention est également portée sur des exercices de respiration permettant de se centrer, ainsi, la relation, en se libérant de ses mécanismes émotionnels parasites peut laisser la place à un accompagnement de qualité et répond au plus prés aux véritables besoins du patient.

Sont également abordés la place, la qualité et le pouvoir sécurisant du toucher dans les processus de communication non verbale accompagné d’exercices portant sur l’importance du  regard et du silence.


Loi Léonetti

 

Les spécificités de chaque displine

Au cours de ces 2 jours, cette formation apporte un éclairage sur les différents principes de cette loi et de son application, notamment du point de vue législatif en s’appuyant sur des situations concrètes de façon à répondre au plus près aux questionnements de terrain. Les définitions essentielles telles que l’acharnement thérapeutique, l’euthanasie et la sédation, les directives anticipées et la personne de confiance sont exposées et discutées sur la base d’étude de cas proposés par les participants.

Cette formation expose les principaux points d’une prise en charge globale et insiste sur les spécificités de chaque discipline. L’accent est mis sur la nécessité de travailler et de communiquer en équipe : médecin, infirmier(e), aide soignante, psychologue, diététicien(ne), kiné(e), assistante sociale, sophrologue, auxiliaire de vie, bénévole, représentant du culte, et esthéticienne.

Les grandes lignes de la prise en charge de la douleur physique sont exposées avec notamment l’utilisation des échelles d’évaluation dans la prise en charge de la douleur et la nécessité d’anticiper la médication avant les mobilisations ou les examens invasifs.

Une étude approfondie porte sur : la souffrance psychique, l’importance des soins de confort, la place de la communication avec le patient et la famille, le dialogue au sein même de l’équipe soignante et  la nécessité de l’existence d’un comité d’éthique.
Un temps de réflexion et de dialogue aborde le sujet des soins prodigués au corps de défunt, le transfert du corps et le rendu des affaires, autant d’actions, chargées d’une forte dimension émotionnelle.

Sont également abordés les sujets de l’aide apportée par les associations de bénévoles.
Enfin, Quel soutien proposer face au questionnement existentiel des patients comme des soignants ?

Supports pédagogiques

  • Un dossier pédagogique sera remis à chaque participant, comprenant le programme  de l’action et les références de l’intervenant.
  • Supports de cours et documents techniques remis aux participants reprenant l’ensemble des modules présentés.
  • Rappel détaillé des échelles d’évaluation de la douleur.
  • Remise d’un CD avec séance de relaxation de base.

voir l'article de loi


Formation à la prise en charge palliative

Le programme

La première journée pose le cadre des soins palliatifs en exposant un bref rappel de l’historique, du développement et des enjeux liés à cette discipline. La « loi Léonetti » est étudiée dans ses aspects juridiques, ses définitions et ses grandes lignes de façon à servir de repères précis dans le cadre des pratiques quotidiennes. Sont également étudiées au cours de cette journée les spécificités de la communication autours du patient et de sa famille.

Matinée

  • Présentation des participants et recueil de leurs attentes sur la base d’un exercice de respiration relaxante. La répétition de situations difficiles pour les patients met à rude épreuve les ressources personnelles des soignants. Cet entrainement respiratoire constitue un outil de travail pour tout acteur de soins en situation palliative.
  •  Exposé des 5 principes fondamentaux à retenir selon les différents types de situation qui peuvent se présenter :
    • La loi maintient l’interdit fondamental de donner délibérément la mort à autrui.
    • En revanche, elle dénonce l’obstination déraisonnable.
    • Elle insiste sur le respect de la volonté des patients.
    • Elle préserve la dignité des patients et l’obligation de leur dispenser des soins dits palliatifs.
    • Enfin elle protège les différents acteurs de soins par l’obligation de la traçabilité des procédures suivies.
  • Etude et partage autours de 3 points incontournables de cette loi, à savoir :
    • La synthèse des procédures d’arrêt ou de limitation d’acte, de diagnostic ou de soins, suivant que le patient est conscient ou non.
    • Quelles ressources utiliser lorsque le patient est hors d’état d’exprimer sa volonté ?
    • La place des directives anticipées, comment aborder la rédaction du document avec le patient et quelle est la procédure à suivre.
  • La personne de confiance, quelle est sa place et comment la nommer. A quel moment aborder ce sujet avec le patient ? (A ne pas confondre avec la personne à prévenir)
  • Temps de libre parole : les participants sont invités à partager leurs expériences. Les études de cas se construisent autours des questionnements soulevés par le groupe.

Après midi

  • Le point de vue législatif est aussi à connaître. Quels sont les droits et les engagements auxquels les soignants doivent faire face ?
  • L’historique du développement des soins palliatifs en France apporte un éclairage sur la situation actuelle.
  • Le comité d’étique : Quelle est sa raison d’être et quel est son fonctionnement ?
  • En fonction de l’offre territoriale, quelle structure est le plus à même de répondre aux besoins de la personne malade ? Réseaux EMSP, UMSP, HAD, SIAD, auxiliaires de vie.
  • La place de la communication. Le travail de l’écoute du geste et de la parole s’aborde sur la base de jeux de rôle. A qui dire ? Que faut-il dire ou ne pas dire ? Comment le dire ? Convient-il de tout dire ? Voila autant de questions qui se travaillent et qui ne supportent pas de réponse tranchée. Chaque personne, chaque situation est unique et demande de la part du praticien une sensibilité qui s’adapte à l’évolution de la situation.
  • Temps de parole afin de répondre aux questions restées en suspend.
  • Bilan et évaluation de la journée

La seconde journée est orientée vers les soins de confort et l’articulation des différentes disciplines inhérentes à une prise en charge globale de la personne et au soutien de ses proches. Un temps est consacré à l’étude des échelles d’évaluation de la douleur et de la souffrance psychique. La prise en charge psychologique, les soins portés au corps du défunt et la place du toucher constituent la dernière partie de cette formation.

Matinée

  • Tour de table afin de faire le point sur les attentes particulières de chacun. Nous reprenons le support de la respiration de façon à l’intégrer à la dynamique de soin.
  • Sur le plan des soins de support, l’approche globale signifie que chaque soin comporte des spécificités relatives à l’accompagnement palliatif : le nursing, l’alimentation, les mobilisations,
  • Le soutien psychologique du patient et de ses proches : l’analyse des mécanismes émotionnels inhérents à la fin de vie sont étudiés sur la base des différents stades définis par Elysabeth Kübler-Ross en différenciant le cheminement palliatif de la phase du mourir.
  • Que signifie douleur physique, douleur psychique et souffrance globale?
  • Quel type d’échelles d’évaluation utiliser suivant le type de patients et quelle place dans le dossier de soins :
    • Localisation de la douleur (schémas de localisation)
    • Quantification de la douleur (EVA, EN, EVS)
    • Evaluation de la douleur chez les personnes âgées (DOLOPLUS)
    • Evaluation de la douleur chez l’enfant (EVA, FPSR-R)
    • Qualification de la douleur
  • Mesure du retentissement émotionnel (HAD)
  • Quelle conduite à tenir lors des différents types de difficultés respiratoires.

 Après midi

  • Les grandes lignes de la prise en charge de la phase terminale : la phase palliative peut être longue et l’objectif est de vivre le mieux possible. La phase ultime est  courte, environ 2 à 3 jours au cours desquels le patient se voit diminuer rapidement, accompagné d’une dépendance totale. Définition de ce terme, " Quel en est l’enjeu ? "
  • Les symptômes reliés aux différentes phases ?
  • Que signifie le travail du trépas ?
  • La place du soutien religieux et/ou spirituel ?
  • L’accompagnement des familles dans l’attente « du moment ultime ».
  • Les derniers soins donnés au corps du défunt et la place laissée à la famille. Cette approche se construit autour d’une libre circulation de parole. Les protocoles relatifs à la toilette mortuaire font partie des documents laissés aux soignants.
  • Courte séance de relaxation afin de bénéficier  « d’une douche de la conscience ». Il s’agit d’exercices très simples afin de revenir dans la sensation corporelle et se reconnecter à soi dans le « ici et maintenant »
  • La place du toucher dans la relation soignant soigné : « Le toucher massage » est un concept créé par Joèl Savatofski, un des plus précieux outils à l’usage des soignants pour accompagner la fin de vie.
  • Nous terminons cette journée lourde en charge émotionnelle par une séance de toucher détente à 2. Une bonne façon de se faire du bien en revenant à soi, dans la sensation du vivant, dans le sourire, la joie et la bonne humeur.
  • Temps d’échange, bilan et évaluation de la formation.